Braquage sanglant de Laragne : non-lieu confirmé en appel, les victimes furieuses

C'est un coup dur pour les victimes du braquage sanglant d'une bijouterie qui avait bouleversé de nombreux habitants de Laragne en décembre 2012. Quatre ans après les faits, la Chambre de l'Instruction de la Cour d'Appel de Grenoble vient de confirmer le non-lieu décidé en première instance. Les poursuites s'arrêtent. Le principal suspect, accusé du braquage, est donc libre. 

"La cour estime qu'il n'y a pas assez d'éléments pour prouver que cet individu était bien là au moment des faits", précise Maître Frédéric  Amsellem, avocat de Vincent Marotta, qui a perdu une jambe dans ce braquage violent. Pas assez d'empreintes et pas assez de traces ADN.

"Mon client est en colère. Il estime que la Justice n'a pas été jusqu'au bout pour faire ressortir la vérité", poursuit l'avocat, qui confirme "que la procédure s'arrête là". Vincent Marotta et son conseil ne souhaitent pas faire de pourvoi en cassation.

Pour rappel, en décembre 2012 aux alentours de 18h30, un homme armé et masqué a fait irruption dans la bijouterie Nicollet à Laragne. Il a commencé à se servir dans les présentoirs. Ni une, ni deux, Vincent Marotta, ami de la gérante, saute sur le braqueur avec une pelle à neige. Il se fait tirer dessus et battre à coups de cross. Touché au genou, il perd beaucoup de sang et doit sa survie à un passant, Joseph Miceli, qui lui fait un garrot. Après une opération, la victime sera malheureusement amputé de la jambe touchée. 

En mai 2014, trois suspects avaient été interpellés à Laragne, Gap et Voiron (Isère). Un des hommes avait été mis en examen et placé en détention provisoire. 

"Sur le plan civil, mon client sera indemnisé", confirme Maître Amsellem. 

Alors certes, Vincent Marotta touchera de l'argent. Mais on peut facilement imaginer que cette victime, tout comme la gérante de la bijouterie, auraient préféré que leur agresseur soit trouvé et jugé. 

 

 

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