Hautes-Alpes : "un fruit pour la récré", une opération mise en place dans 14 collèges du département

Pour la cinquième consécutive, la FDSEA en partenariat avec le Conseil départemental des Hautes-Alpes a mis en place l’opération « un fruit pour la récré » depuis hier pour le collège de la Bâtie Neuve et aujourd’hui pour les 13 autres collèges du département.

Ce programme cofinancé par l’Union Européenne a pour objectif de donner aux enfants le goût et le plaisir de manger des fruits frais. Ainsi, 6 distributions de différentes variétés de pommes des Hautes-Alpes seront faites chaque semaine dans tous les collèges du département jusqu’aux vacances de Noël.

La régularité de la consommation est une des clés pour l’adoption de comportements alimentaires plus sains et nous avons trouvé intéressant de nous engager dans ce programme qui demande une organisation sur le terrain assez complexe tout de même avec 14 équipes de producteurs/distributeurs bénévoles.

Par ailleurs, cette année, un accompagnement pédagogique en classe et des visites d’exploitations seront proposés aux collèges pour les classes qui le souhaitent afin de compléter la découverte des produits locaux par la découverte des modes de productions qui ont beaucoup évolué ces dernières années vers plus de respect de l’environnement.

Cette action s’inscrit plus largement dans une démarche de sensibilisation du grand public sur le « produire français et manger français ». Qui sait que les commandes publiques pour les cantines françaises ont un taux moyen de produits importés qui approche les trois quarts ? Au moment où les producteurs français ont du mal à écouler leurs marchandises, on continue d’importer massivement sans tenir compte de la qualité ni des conditions de production de ces produits. Il existe des solutions juridiques dans le cadre actuel pour faciliter un approvisionnement en produits français… messieurs les décideurs, appliquez-les !

Nous militons pour un patriotisme alimentaire concerté, juste et gagnant-gagnant …l’économie solidaire passe aussi par la juste rémunération des producteurs locaux ! …et si en plus cela permet de satisfaire la gourmandise, la vitalité et la croissance de nos enfants, nous n’en demandons pas plus !
 

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